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L’ère du numérique
Pour cette 13e édition, le Festival est heureux de
recevoir Ken Loach en tant qu’invité d’honneur.
Si ses films, souvent présentés à Dinard
en avant-première, ont su captiver le public, nous
n’avions pas encore eu la joie de le recevoir…
Ce sera chose faite cette année.
Au-delà des gloires reconnues et consacrées,
la fonction d’un événement comme le nôtre
est aussi de découvrir et aider à l’émergence
de nouveaux talents. Pour la première fois dans un
festival, et cela grâce à une idée originale
du CNC et du Film Council, seront projetés six courts-métrages
réalisés par trois “anglais et trois français
traitant le même sujet avec le même budget…
Quelles images naîtront de cette rigoureuse égalité
de moyens, voilà une surprise qui ne sera pas la moins
intéressante cette année.
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Mais un autre défi est posé par l’évolution
des techniques : le traitement numérique des images permet
désormais à chacun de réaliser des fictions
à des coûts considérablement réduits.
Quelle liberté pour des jeunes créateurs qui peuvent
ainsi réaliser leur film ! Découvrir, présenter
mais aussi sélectionner ces œuvres à venir sera
notre prochain objectif. La tâche sera difficile car si depuis
longtemps tout le monde possède du papier et un crayon, les
romanciers ne sont pas si nombreux. Gageons qu’il en sera
de même pour les jeunes cinéastes à venir, mais
n’est-ce pas là le plus exaltant : faire du Festival
de Dinard un lieu de découverte où toute routine est
absente.
En attendant la mise en place de cette nouvelle section, je suis
sûr que le programme de cette 13e édition saura, par
sa diversité, satisfaire le plus grand nombre.
Bon festival à tous.
Thierry de la Fournière,
Président du Festival.
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