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Il entre dans les milieux du cinéma aux studios de
La Victorine à Nice, en 1939, comme assistant-réalisateur de Julien
Duvivier pour “Untel Père et Fils”. Puis
il regagne Londres en 1940 où il travaille quelque temps comme monteur
aux actualités Paramount avant d’être mobilisé dans
la Royal Navy. Après le conflit, il reprend son métier d’assistant
et travaille notamment avec Alberto Cavalcanti (“Je suis un Fugitif”),
Sidney Gilliat (“Secret d’État”) et
surtout Carol Reed (“Première Désillusion”,
“Le Troisième Homme”, “Le
Banni des Îles”). En 1952, il seconde aussi John Huston
sur “African Queen”. C’est la même
année qu’il réalise enfin son premier film et devient, en
très peu d’années, un cinéaste très prisé
par ses compatriotes. Il signe en 1954 une version remarquée de la pièce
de J.B. Priestley, “Un Inspecteur Vous Demande”,
et un an plus tard un film d’évasion tout aussi célèbre,
“Les Indomptables de Colditz”. En 1959, la compagnie
Hecht-Hill-Lancaster lui propose de prendre en main la direction de “Au
Fil de l’Épée”, une adaptation d’une
pièce peu connue de George Bernard Shaw, puis il dirige une célèbre
comédie d’espionnage avec James Mason, “Un Brin d’Escroquerie”,
qui égratigne allégrement les sacro-saints services secrets britanniques.
Après avoir participé à une ambitieuse co-production anglo-italienne
sous l’égide de Dino De Laurentiis (“Le Meilleur
Ennemi”), il est à l’apogée de sa carrière
et fonde la Tricastle Company avec Jules Buck et le comédien Jack Hawkins,
dans le but de réaliser un film selon son cœur, “The
Party’s Over”, mais ses démêlés avec
la censure ruineront ses espoirs.
Par bonheur, il est choisi pour mettre en scène le
troisième James Bond avec Sean Connery, “Goldfinger“,
tâche dont il s’acquitte avec un savoir-faire qui lui vaudra quelques
années plus tard de diriger trois autres films de la série, “Les
Dimants sont Éternels”, “Vivre et Laisser
Mourir” et “L’Homme au Pistolet d’Or”
(les deux derniers avec Roger Moore). Entre-temps, il a également signé
“Mes Funérailles à Berlin”, seconde
aventure de Harry Palmer d’après Len Deighton, et a pris en main
le projet le plus ambitieux et le plus coûteux du cinéma anglais,
“La Bataille d’Angleterre”. Au début
des années quatre-vingts, il a eu l’opportunité de réaliser
deux films adaptés des œuvres d’Agatha Christie, “Le
Miroir se Brisa” et “Meurtre au Soleil”.
Malgré quelques déboires, Guy Hamilton a toujours pu s’enorgueillir
de grandes réussites commerciales touchant à tous les genres consacrés
du cinéma britannique.
La filmographie
1952 The Ringer. L’Assassin a de l’Humour
1953 The Intruder. Le Visiteur Nocturne
1954 An Inspector Calls. Un Inspecteur Vous Demande
1955 The Colditz Story. Les Indomptables de Colditz ou La Grande Évasion
1956 CHARLEY MOON
1957 MANUELA
1959 The Devil’s Disciple. Au Fil de l’Épée - A Touch
of Larceny. Un Brin d’Escroquerie
1961 The Best of Enemies. Le Meilleur Ennemi (I Due Nemici)
1963 The Party’s Over - Man in the Middle. L’Affaire Winstone
1964 Goldfinger
1966 Funeral in Berlin. Mes Funérailles à Berlin
1969 The Battle of Britain. La Bataille d’Angleterre
1971 Diamonds are Forever. Les Diamants sont Éternels
1973 Live and Let Die. Vivre et Laisser Mourir
1974 The Man With the Golden Gun. L’Homme au Pistolet d’Or
1978 Force Ten from Navarone. L’Ouragan vient de Navarone
1980 The Mirror Crack’d. Le Miroir se Brisa
1982 Evil Under the Sun. Meurtre au Soleil
1985 Remo Williams: The Adventure Begins... Remo Sans Arme et Dangereux
1989 Try This One for Size. Sauf Votre Respect